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* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur * Si ce mail vous est utile, vous pouvez le transférer aux auteurs de votre entourage ou m'offrir un café. *** Le "CDD", c'est le Conseil du Dimanche (qui peut arriver en cours de semaine, voire plusieurs fois par semaine), où je partage mes astuces, outils et anecdotes d'écriture pour vous aider à développer votre pratique singulière et arriver au bout de vos projets littéraires. Bonjour, Écrire n'est pas une affaire de mental. Ce n'est ni la réflexion ni la logique qui font la puissance émotionnelle d'un texte. Ces aspects-là ont une importance si vous voulez créer un ensemble intelligible, mais ils ne sont pas déterminants. Je n'ai jamais rencontré un auteur qui se soucie que son livre soit compréhensible. J'ai, en revanche, rencontré des centaines d'auteurs qui voulaient écrire des histoires qui touchent leurs lecteurs. Ils veulent émouvoir, laisser une trace dans l'imaginaire de leurs lecteurs. Que leur livre devienne un doudou, un livre de cœur. Pour y parvenir, il faut écrire avec sincérité. La sincérité a peu à voir avec le contenu factuel de l'histoire, ou avec le fait que vous ayez ou non une expérience directe et personnelle de ce que vous racontez. La sincérité, c'est une affaire de présence. Êtes-vous présent à vous-même, à vos personnages, aux événements qu'ils vivent, et racontez-vous sincèrement ce qu'ils ressentent, leurs réactions même les moins nobles, leurs fragilités, leurs difficultés à faire face, leurs dénis, leurs colères, leurs joies ? Pour écrire de cette façon, cela commence par soi. Par vous. Vous avez besoin de vous relier à un état d'être particulier. De vous mettre dans un état de disponibilité pour ce que vivent les personnages. Le moment où la logique ou la censure ou le jugement intervient, vous avez perdu le fil. Recommencez. Cherchez l'émotion. Où se situe-t-elle dans votre corps ? Comment la reconnaissez–vous ? Comment pouvez-vous la retrouver ? Il ne s'agit pas de l'imiter, ou de la singer, au risque de tomber dans la caricature, mais de la convoquer en vous, pour écrire à partir d'elle. C'est en écrivant depuis l'émotion, qui peut se trouver dans votre gorge, dans votre plexus, votre ventre, votre périnée, dans le bout de vos doigts, que vous trouver la justesse du texte. La logique et le langage viennent en soutien. Ils sont l'écrin de l'émotion, ils la mettent en lumière et la font briller mais ne s'y substituent pas. Vous aurez toujours plus de force avec un texte maladroit mais sincère qu'avec un texte parfait qui ne dévoile rien des failles de votre intention. L'exercice est simple, ce qui ne le rend pas facile à réaliser : Chaque jour, connectez-vous à une de vos émotions. Celle de votre choix. Ressentez-la. Ressentez-la vraiment, dans votre corps. Elle doit changer quelque chose dans votre physiologie. Vous donner chaud, vous donner l'impression de vibrer de l'intérieur, vous glacer le sang, hacher votre respiration... Ressentez l'émotion et accompagnez-la. Observez comment elle réagit, si elle se déplace, si elle diminue, si elle se change en autre chose. Observez comment vous réagissez. Trouvez-vous cela inconfortable ? Avez-vous envie que ça s'arrête ? Ou au contraire, prenez-vous du plaisir ? Si vous y arrivez, jouez à amplifier puis diminuer l'émotion que vous ressentez. Transformez-la en autre chose, puis revenez à l'émotion initiale. Ces entraînements vous aideront pendant l'écriture. Il ne s'agit pas de décrire les manifestations corporelles de l'émotion, surtout pas. Il s'agit plutôt de reconnaître ce qu'il se passe dans un personnage quand vous le confrontez à une situation. Il s'agit d'entretenir votre outil (votre sensibilité) pour qu'il soit aiguisé, précis et réactif quand vous en aurez besoin, c'est-à-dire à chaque instant de l'écriture. En suivant la logique interne des personnages, la structure s'impose, à condition de vous concentrer sur les axes de transformation de vos personnages et de les pousser vers le changement. C'est là que le choix des situations a son importance. Choisissez celles qui forcent le personnage à s'engager dans la transformation (celle que vous avez choisie), à faire des choix (difficiles), et qui le mettent dos au mur. Nous aurons l'occasion d'en reparler. D'ici là, écrivez bien ! Anaël PS : Ma dernière vidéo postée sur Youtube parle de comment garder confiance quand vos résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes. PPS : cet été j'organiserai un nouveau stage d'écriture de nouvelles. Si vous voulez en savoir plus, répondez directement à cet email. Retrouvez mes conseils d'écriture sur Youtube. |
J'écris pour les auteurs qui veulent construire une pratique durable et fidèle à leur vision artistique. Je partage mes outils et mes réflexions sur le métier d'auteur de fiction dans deux à quatre articles par mois. Je vous inviterai aussi régulièrement à des formations pour aller plus loin dans la construction d'une écriture qui vous ressemble.
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* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur * Si ce mail vous est utile, vous pouvez le transférer aux auteurs de votre entourage ou m'offrir un café. *** Un atelier pour réveiller votre écriture à la sortie de l'hiver, ce samedi, ça vous tente ? Bonjour, Ce matin, à Demons, je discutais avec Soulcié d’une question simple en apparence : Quelle est la différence entre le sujet et le thème d’une histoire ? Derrière cette question, il y en a une autre, plus essentielle :...
* cliquez ici si vous préférez lire ce message dans votre navigateur * Si ce mail vous est utile, transférez-le aux auteurs de votre entourage ou offrez-moi un café. Bonjour, le printemps arrive et avec lui nos cordes sensibles se dénouent. L'hiver nous pousse souvent au repli et à une forme de minimalisme émotionnel. Avec les beaux jours, les nuances reviennent dans notre regard en même temps que les parterres fleurissent et que les terrasses se remplissent. C'est aussi parti pour une...